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FILM MUSÉOGRAPHIQUEMUSÉE DU PETIT PRINCE

Films d’animation muséographiques
pour le Musée du Petit Prince :
le ciel, le baobab, la rose et le désert

LE CONTEXTE

Un musée consacré au Petit Prince, au bord de l’Aar

À Soleure, au bord de l’Aar, le Palais Besenval accueille le musée « Le Petit Prince et son univers ». On y découvre la collection réunie par Jean-Marc Probst : plus de dix mille pièces consacrées au conte d’Antoine de Saint-Exupéry — éditions du monde entier, pièces inédites, créations d’artistes… L’une des plus importantes au monde.

La scénographie et la muséographie sont signées Les Bâtisseurs de Mémoire, avec qui nous avions déjà réalisé le film de marque de Château Grand-Puy Ducasse. Pour ce parcours, l’agence nous a confié une commande singulière : quatre films d’animation, présentés côte à côte sur de grands écrans verticaux.

Désert, rose et baobab : trois des films d’animation verticaux du Musée du Petit Prince
Comète traversant un ciel étoilé près d’une planète, film d’animation du Musée du Petit Prince

LE DÉFI

Raconter le Petit Prince sans jamais le montrer

Quatre motifs du conte, quatre films de quarante-cinq secondes : le ciel traversé par la comète, le baobab du chapitre V, la rose du chapitre VIII et le désert du chapitre XXIV. Ils devaient habiter de grands écrans verticaux de 65 pouces, en 4K, sans personnage et sans son. Le Petit Prince resterait hors champ.

Le ton demandé tenait en cinq mots — poétique, mystérieux, onirique, magique, émotionnel. Un fil devait les relier : le temps, sous des formes différentes.

Les aquarelles de Saint-Exupéry nous accompagnaient forcément. Nous voulions en retrouver la délicatesse, tout en donnant aux visiteurs des images à explorer, avec leur profondeur et leur mouvement.

Branches de baobab et feuillage orangé sur un ciel vert d’eau, film du Musée du Petit Prince
Bouton de rose rouge qui s’ouvre entre les rochers, film d’animation du Musée du Petit Prince

L’APPROCHE PIOUCUBE

S’il te plaît… dessine-moi un polyptyque

Nous avons lu ces films comme les étapes d’une même traversée. La comète trace le départ du Petit Prince. Les baobabs sont ce qu’il laisse derrière lui : les peurs et les responsabilités qu’il ne comprend pas encore. La rose est ce qu’il a quitté, et qui le rappelle. Le désert, enfin, est le lieu de la rencontre — celui où il apprend que « l’essentiel est invisible pour les yeux ».

La lumière suit le même chemin : le bleu-vert d’une nuit étoilée, les premiers rayons à travers le baobab, un ciel rosé autour de la rose, le soleil éclatant du désert. Chaque écran garde son atmosphère ; ensemble, ils font une journée.

Le temps, lui, change d’échelle d’un écran à l’autre, et l’espace avec lui : de l’intime de la rose à l’infini du ciel. Côte à côte, ces temporalités si différentes se répondent — c’est toute la force du polyptyque.

Des textures peintes, avec leurs irrégularités, gardent la trace de la main. Dans cet univers, les caméras 3D peuvent tourner autour de la rose, passer sous le baobab ou avancer entre les dunes. Ce travail en mixed media associe la douceur de la peinture à la profondeur et aux mouvements de la 3D : on entre dans les images comme dans un souvenir de lecture.

LA PRODUCTION

Quatre boucles, quatre manières de faire passer le temps

Chaque film a été découpé plan par plan au storyboard, puis construit comme une boucle : sans début ni fin marqués, pour qu’un visiteur puisse arriver à tout moment, rester, repartir. Le making of, en tête de page, ouvre les coulisses de cette fabrication.

  • Le ciel étoilé — gros plan sur une planète, où se reflète une lumière venue d’ailleurs. La caméra recule et découvre la comète qui traverse l’image ; sa traînée se dissipe et ramène au premier plan. Un temps infini, celui de l’espace.
  • Le baobab — une pousse, puis un tronc dont l’écorce semble vivre, cadré de près, puis en contre-plongée depuis le sol. Les branches gagnent tout l’espace ; une racine passe devant l’objectif et referme la boucle. Un temps à l’échelle humaine.
  • La rose — la tige sort du bas du cadre, les épines et les feuilles se déploient, la caméra tourne lentement autour de la fleur qui s’ouvre. Des particules montent, les brins d’herbe oscillent. Un temps court, celui d’une éclosion.
  • Le désert — un seul plan-séquence. La caméra avance, les dunes se mettent à onduler comme un mirage ; quelques grains de sable passent devant l’objectif, et le paysage redevient immobile. Un temps à l’échelle humaine, lui aussi.
Tronc de baobab en contre-plongée sous des rayons de lumière, film du Musée du Petit Prince
Crêtes de dunes orange et jaunes en gros plan, film d’animation du Musée du Petit Prince

LE RÉSULTAT

Un polyptyque dans le parcours du musée

Les films sont diffusés côte à côte dans l’exposition, en boucle et en silence. On peut les regarder ensemble, comme une journée qui passe de la nuit au plein soleil, ou s’arrêter devant un seul : chaque film se suffit à lui-même.

Sans texte ni son, ces films accompagnent les visiteurs quelle que soit leur langue. Au milieu de la collection, une comète passe, un arbre grandit, une fleur s’ouvre. On peut prendre le temps de les regarder, puis retrouver le conte dans les vitrines.

Rose rouge éclose aux pétales texturés et particules de lumière, film du Musée du Petit Prince
Dunes du désert sous un soleil blanc aux contours peints, film du Musée du Petit Prince

Votre prochain film avec Pioucube

Vous préparez une exposition, un parcours ou un lieu de visite ?

Films muséographiques, animations pour écrans de scénographie, films de parcours de visite : nous concevons des images pensées pour l’espace où elles seront vues — leur format, leur rythme, leur boucle. Parlons-en.

Ce projet en bref

Client : Les Bâtisseurs de Mémoire pour la Fondation Jean-Marc Probst pour le Petit Prince

Lieu : Musée « Le Petit Prince et son univers », Palais Besenval, Soleure (Suisse)

Secteur : Culture · Patrimoine · Muséographie

Format : Polyptyque de quatre films d’animation verticaux (9:16, 4K), en boucle, sans son

Notre mission : Intention de réalisation, storyboard, direction artistique, motion design, post-production

Expertises mobilisées : Motion design · Animation · Mixed media

Diffusion : Quatre écrans de 65 pouces dans le parcours d’exposition

Réalisation : Studio Pioucube, Lyon

Crédits

Agence (scénographie & muséographie) : Les Bâtisseurs de Mémoire

Production : Pioucube

Motion design & post-production : Gwenola Yrant, Adrien Wilhelm & Hérik Meyer

Chargée de production : Élodie Ginet

© Les Bâtisseurs de Mémoire – Pioucube